Simulateur de taux d'incapacité MDPH basé sur le guide-barème officiel

Estimez en 5 minutes votre fourchette de taux d’incapacité selon le guide-barème de l’annexe 2-4 du CASF (décret 2007-1574). Identifiez si vous atteignez les seuils de 50 % (AAH, RQTH, retraite anticipée) et 80 % (AAH de plein droit, CMI invalidité) — et ce que cela ouvre comme droits.
Pourquoi cet outil

Le taux d'incapacité MDPH : une décision que l'on peut contester

Le taux d’incapacité est la condition d’accès à la plupart des aides liées au handicap : AAH, RQTH, retraite anticipée, AEEH, CMI. Il est fixé par la CDAPH à partir du guide-barème officiel l’annexe 2-4 du CASF, modifiée par le décret 2007-1574. Ce n’est pas un pourcentage d’invalidité médicale : c’est une évaluation de l’impact des déficiences sur la vie quotidienne, professionnelle, sociale et familiale.

Un même diagnostic peut produire des taux très différents selon la façon dont les conséquences fonctionnelles sont documentées dans le dossier. Au cabinet, nous voyons régulièrement des dossiers où le taux fixé par la CDAPH ne reflète pas la réalité de la situation — parce que certaines déficiences ont été sous-évaluées ou que l’impact sur la vie quotidienne n’a pas été suffisamment étayé.

Ce que le guide-barème ne dit pas clairement : il ne fixe pas des taux précis mais des fourchettes par type de déficience et par degré de sévérité. La CDAPH dispose d’un pouvoir d’appréciation. Un dossier incomplet ou des conséquences mal documentées peuvent conduire à un taux inférieur à ce à quoi la personne a réellement droit.
Comment ca marche

Les 8 types de déficiences du guide-barème

Le guide-barème (annexe 2-4 du CASF) distingue 8 chapitres correspondant aux principales catégories de déficiences. Pour chacune, 4 niveaux de sévérité définissent des fourchettes de taux :

🧠 Intellectuelles et comportement

Déficiences intellectuelles, retard mental, troubles cognitifs, épilepsies

💭 Psychisme

Troubles psychiatriques, anxiété sévère, dépression chronique, schizophrénie, bipolarité

👂 Audition

Surdité, hypoacousie, perte auditive uni ou bilatérale

🗣 Langage et parole

Aphasie, dysphasie, bégaiement sévère, troubles de la communication

👁 Vision

Malvoyance, cécité, troubles du champ visuel, troubles oculomoteurs

🫀 Viscérales et générales

Cardio-vasculaire, respiratoire, rénale, digestive, endocrinienne, cancers

🦿 Locomoteur

Paralysies, amputations, TMS sévères, troubles musculo-squelettiques

🪩 Esthetiques

Défigurement, cicatrices étendues, malformations visibles
En cas de plusieurs déficiences, les taux ne s’additionnent pas arithmétiquement. La déficience principale détermine la fourchette de base ; les déficiences secondaires apportent une bonification. Le simulateur applique cette règle de non-addition conformément au guide-barème.
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Estimez votre taux d'incapacité maintenant

8 types de déficiences, 4 niveaux de sévérité. Résultat immédiat avec les droits accessibles selon votre fourchette de taux estimée : AAH, RQTH, CMI, retraite anticipée.
Seuils et droits

Les seuils de 50 % et 80 % : ce qu'ils ouvrent comme droits

Le guide-barème conditionne l’accès à des aides importantes à l’atteinte de deux seuils. Voici ce que chacun ouvre concrètement :

Taux de 50 % a 79 %

AAH possible si RSDAE (restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi) reconnue par la MDPH. RQTH accessible. Retraite anticipée possible sous conditions de trimestres cotisés. CMI mention priorité possible. AEEH pour les enfants de moins de 20 ans avec prise en charge spécialisée.

Taux >= 80 %

AAH de plein droit (sans condition de RSDAE, sous réserve des conditions de ressources). CMI mention invalidité. AAH différentielle à la retraite. Retraite anticipée pour handicap. Droits renforcés pour la PCH et l’AEEH.
À retenir : es droits restent conditionnés à d’autres critères — ressources, âge, RSDAE pour l’AAH 50-79 %, trimestres cotisés pour la retraite anticipée. Le taux d’incapacité est une condition nécessaire mais rarement suffisante à elle seule.
Contester un taux

Taux fixé trop bas : comment le contester

La CDAPH fixe un taux qui ne reflète pas toujours la réalité : déficiences non prises en compte, conséquences fonctionnelles sous-évaluées, dossier médical incomplet au moment de l’évaluation. Un taux sous-estimé prive parfois la personne d’années d’AAH, de droits à la retraite ou d’accès à la PCH. La contestation est possible à deux niveaux :

  1. RAPO auprès de la MDPH à déposer dans les 2 mois suivant la notification de la décision. La CDAPH dispose de 2 mois pour statuer. Le cabinet vous aide à identifier les éléments médicaux et fonctionnels à produire pour étayer la demande de révision.
  2. Recours contentieux devant le tribunal compétent si le RAPO échoue le cabinet Dyade Avocats rédige la requête, élabore la stratégie argumentaire et vous représente jusqu’à la décision.
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Le cabinet Dyade Avocats analyse gratuitement votre décision et les conditions d’un recours.